← Toutes les ressources

J’active mon leader intérieur

Oser s’en remettre à soi-même 🗝️

Je suis le seul gardien de mon monde intérieur.

La seule responsable de mon bien-être.

À première lecture, la phrase peut sonner comme une solitude.
Personne pour me comprendre, personne pour me sauver.

Et puis, en la goûtant un peu, elle devient une libération.

Car si c’est à moi d’en prendre soin…
alors je ne dépends plus de personne pour me sentir bien.

C’est le cœur de la chambre 78 du Château Intérieur : l’indépendance existentielle.

Son numéro dit tout. Le 7, c’est le septième étage, l’étage jaune de la Spirale Dynamique, où la conscience bascule vers l’intérieur.
Le 8, c’est la tour de l’Action, celle du point 8 de l’Ennéagramme : la puissance, le leadership, l’élan d’agir.

Quand j’attends que l’autre me serve

Dans les six premiers étages de la conscience, ce que la Spirale Dynamique appelle la première boucle, nous exerçons notre pouvoir sur le monde extérieur.

Pour être satisfaits, nous cherchons à changer les gens.
Les situations.
Le monde.

C’est très logique.

Tant que je me crois une personne isolée dans un monde plus ou moins hostile, il me faut du pouvoir pour que mes besoins ne passent pas en dernier.

Alors je me plains assez fort.
Ou j’intimide assez bien.
Pour que l’autre finisse par me servir.

Je deviens l’avocat de mon propre camp.

Il n’y a là rien de fautif. C’est simplement la manière dont la conscience fonctionne tant qu’elle est prise dans la dualité.

Mais depuis l’étage jaune, un détail saute aux yeux.

Forcer le monde à changer, c’est déclarer :
« Je ne suis pas assez puissant pour me sentir bien sans toi. »

Un aveu d’impuissance, déguisé en force.

Compassion pour nous tous, qui passons régulièrement par là.
Ça fait partie du jeu humain.

Il s’agit simplement de s’en réveiller.

De la prise de parti à la prise de position

Se réveiller ne veut pas dire renoncer à agir.

Ni cesser de défendre ce qui est juste.

Prendre parti, c’est exister contre quelque chose.
Je définis ma place par rapport à mon ennemi.
« Ça ne devrait pas exister ! »

Prendre position, c’est dire :
« Voilà qui je suis. Et voilà donc ce que je fais. »

Face à quelqu’un qui frappe un enfant, je n’ai pas besoin de le détruire pour arrêter sa main.

Je peux dire non.
Poser une frontière nette.
Et si elle n’est pas respectée, arrêter la personne.

Je l’arrête. Je ne l’attaque pas.

Entre les deux, il y a un passage : la prise de hauteur.

Ce moment où je remarque que je suis en train d’argumenter pour changer l’autre…
et où je me souviens que je suis le centre de ma réalité.

Entre nous, on appelle ça le katana jaune : un geste net qui tranche l’envoûtement de l’ego.

Pour redevenir ferme et serein à la fois.

💛 Dans l’atelier

« Prendre position sans attaquer », ça se comprend en une phrase… et ça s’apprend avec le corps. Dans l’Atelier Jaune 78, nous remontons ensemble la tour 8 du Château, celle du type 8 de l’Ennéagramme, étage par étage, jusqu’à cette bascule. Avec des exercices pour sentir, en situation, la différence entre la crispation et la fermeté sereine.

Voir le replay →

Devenir son meilleur ami

Une amie nous a confié un jour :

« J’ai décidé d’être ma meilleure amie. Ma vie a changé. »

C’est une décision très 78.

Imagine ton monde intérieur comme un château aux nombreuses chambres.
Chacune avec ses besoins.

Une chambre qu’on n’écoute jamais finit par tendre tout le château.

Être son meilleur ami, c’est d’abord clarifier ses frontières.

Quand quelqu’un te juge, il te tend en réalité une invitation à la culpabilité.

« Tu es nul » n’est qu’une idée.
Tu peux la recevoir.
Ou dire : non merci.

Personne ne peut te faire culpabiliser sans ton accord.

Le problème n’est pas la présence de l’autre, mais l’absence de moi-même.

Deux questions toutes simples, pour s’entraîner.

Est-ce joyeux pour moi ?

Face à une demande, une invitation, une pression sociale, je prends une seconde pour m’écouter avant de répondre.

Rendre service peut être très joyeux.
À condition que ce soit un choix.

Et parfois, la réponse juste, c’est « une partie seulement ».
Ou « je te dis ça plus tard ».

Est-ce que ça me sert ?

Une relation. Une idée. Et même une pensée de mon petit monologue intérieur.

« Si je rate cet atelier, plus personne ne viendra, et je finirai à la rue. »

Est-ce que ça me sert de croire ça ?

Pas vraiment.

💛 Dans l’atelier

Le leader intérieur a un second visage, que nous explorons en atelier : celui qui pose des limites à nos propres mutineries intérieures, quand une part de nous s’empare de tout le château. Nous y découvrons aussi les deux « ombres jaunes » qui guettent celles et ceux qui commencent à activer leur leader intérieur… et comment ne pas y tomber.

Voir le replay →

Et maintenant, une bonne nouvelle !

Tout cela peut sembler immense.

Comme s’il fallait des années de travail pour devenir enfin souverain de sa propre vie.

Ce n’est pas le cas.

Chaque fois que tu choisis de ne pas être l’esclave d’une part blessée…
que tu l’accueilles…
et que tu suis l’élan le plus joyeux…

une puissance insoupçonnée se libère.

Et ça donne envie de recommencer.
Ailleurs.
Un peu plus loin.

Un cercle vertueux.

Si ça t’intimide, commence en douceur, presque en homéopathie.

Seul d’abord.
Puis avec une personne de confiance.
Puis un peu plus largement.

Comme dit mon fils de 4 ans : je vais me donner du courage.

Et si tu souhaites poursuivre l’exploration, voici une question à laisser résonner :

Quel élan, en toi, attend que tu deviennes enfin son gardien ?

🏰 Cette réflexion est inspirée de la chambre 78 — « J’active mon leader intérieur » — du Château Intérieur, notre cartographie intégrative du monde intérieur.

💛 Cette question a sa chambre

Chambre 78 · Intégration, tour Action — L'Indépendance existentielle (Oser s'en remettre à soi-même) : « J’active mon leader intérieur »

Toutes les ressources sur cette chambre →

Pour prolonger : La Grande Transition situe le leader intérieur dans le grand mouvement de l’humanité vers la seconde boucle.

💛 Approfondir en atelier · chambre 78

Pour oser s’en remettre à soi-même, en groupe, avec douceur et fermeté.

L'Atelier Jaune L'Indépendance existentielle (Oser s'en remettre à soi-même) : 2 h en visio avec Étienne Gigand et Martin Desbordes. Disponible en replay.

Voir le replay →   Découvrir l'atelier
← Toutes les ressources